Sydney (Australie), correspondance
En l’espace de 200 ans, l’Australie a vu quarante espèces de mammifères être complètement rayées de sa carte. Un triste record qui fait du pays l’un des pires au monde en matière de taux d’extinction d’espèces vivantes. Plus de 600 animaux figurent actuellement sur la liste des espèces menacées du gouvernement australien : 141 sont estimés en « danger critique d’extinction ». Et chaque année, l’île-continent se rapproche de l’extinction de dizaines d’animaux supplémentaires, à cause, notamment, du réchauffement climatique, de la destruction de leurs habitats naturels et de la prolifération d’espèces invasives.
Et même si cette liste d’animaux menacés contient des espèces symboliques, comme les koalas, les gouvernements successifs ne font pas les efforts suffisants pour inverser la tendance et protéger la faune exceptionnelle de l’Australie.
L’élection, en 2022, d’un gouvernement travailliste qui promettait de rompre avec l’inaction climatique du Premier ministre précédent et de renforcer la protection de l’environnement, n’a rien changé.
« Les travaillistes ont fait de grandes promesses, qu’ils n’ont pas tenues »
Trois ans plus tard, le Premier ministre, Anthony Albanese, ne peut pas vanter les mérites de sa politique en matière de protection de l’environnement. Il brigue un nouveau mandat de trois ans lors des élections fédérales, samedi 3 mai.
« Les travaillistes ont fait de grandes promesses, qu’ils n’ont pas tenues », déplore Lis Ashby, responsable de la politique et de l’innovation au sein du Biodiversity Council Australia, un organisme à but non lucratif regroupant des experts et universitaires appelant à la protection de la biodiversité australienne. Le gouvernement d’Anthony Albanese a, certes, « augmenté les dépenses à destination de la…
Auteur: Léo Roussel

