En Belgique, la mobilisation des jeunes continue dans le sillage de leurs voisins français

Ils sont quelques centaines, rassemblés sur la place de l’Albertine de Bruxelles en ce samedi 24 octobre au midi. Réunis suite à l’appel du Front des mères, un collectif de mères des quartiers populaires bruxellois, leur message est clair : « il faut montrer aux jeunes qui se battent pour leurs droits qu’ils ne sont pas seuls », tonne au micro Selma Benkhelifa, veston rouge vif sur le dos.

« Dire que les personnes qui étaient dans la rue samedi dernier n’ont pas de revendications politiques est complètement faux, poursuit cette mère de famille et avocate pénaliste, venue avec sa fille au rassemblement. Il suffit de les écouter pour les connaître. » Autour d’elle, la foule est moins nombreuse que lors des derniers rassemblements. Les jeunes des quartiers populaires, notamment, manquent à l’appel. Une conséquence de l’importante répression opposée au mouvement, selon celle qui défend de nombreuses victimes de violences policières.

En Belgique francophone, la jeunesse a commencé à se mobiliser plus tôt qu’en France : les élèves de l’enseignement secondaire ont rejoint leurs professeurs dans la rue dès juin 2026, protestant contre une réforme du gouvernement d’Élisabeth Degryse, la ministre-présidente de la communauté française de Belgique. Adopté par le Parlement le 5 juin, le texte prévoit notamment une augmentation du temps de travail des enseignants sans revalorisation salariale et la hausse du minerval, le droit d’inscription dans les établissements d’enseignement supérieur.

« Les Belges se sentent concernés par ce qui se passe en France »

Coupée par l’été, la mobilisation a repris de plus belle au début du mois, culminant le vendredi 9 octobre lors d’une manifestation syndicale contre les coupes budgétaires ayant rassemblé entre 30 et 50 000 personnes à Bruxelles, puis le 17, en écho aux manifestations françaises. Comme en France,…

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Auteur: Martin Eteve