Le choix du lieu n’est pas anodin. Le territoire porte les stigmates des convoitises du milliardaire, où la famille Bolloré est solidement implantée. Entre son île privée du Loc’h dans l’archipel des Glénan, son manoir sur la pointe du Beg Meil ou encore ses usines à Ergué-Gabéric, le paysage local reflète l’empreinte tentaculaire de son emprise économique et foncière.
Une armada contre l’empire Bolloré
Dès le vendredi, l’opération est en marche. Une flottille féministe et antifasciste en mixité choisie s’est élancée à l’assaut de l’île du Loch. Visiblement pris de cours par ce commando arc-en-ciel, ni la police, ni la sécurité privée – et néo-nazie – de Bolloré ne sont intervenues, permettant aux militant.e.s de clamer haut et fort leurs revendications féministes, queer, antifascistes et anti-capitalistes.
Le lendemain matin, le son d’une corne de brume marque le départ officiel de ce week-end de lutte. L’objectif initial est le même que celui du cortège féministe de la veille, mais une présence policière importante et les interdictions de la préfecture, faisant planer le risque de “peines délirantes”, a incité les militants – marins et terrestres – à se rassembler sur la plage du Cap Coz. L’occasion pour les collectifs présents de réaffirmer leur opposition aux idéaux fascistes et climaticides du milliardaire.

Organisé dans le cadre de la campagne “Désarmer Bolloré”, initiée à l’été 2024 par les SLDT, ce rassemblement s’inscrit dans la continuité de plusieurs mois de mobilisation, durant lesquels ont émergé de nombreuses initiatives ciblant le milliardaire et son empire.
« Les idées fascistes n’émergent pas par elles-mêmes dans le débat public, mais sont poussées par les médias appartenant à Bolloré. Pour ce faire, ce dernier s’appuie sur sa fortune fondée sur un complexe industriel qu’il a bâti sur le dos de l’environnement et en pillant…
Auteur: Louis Laratte

