En Europe, et notamment en Belgique, en dépit des efforts accomplis et des déclarations d’intention, les inégalités de genre persistent dans de nombreux domaines, y compris en politique. Une étude récente menée à l’Université de Gand (UGent) et à l’Université libre de Bruxelles (ULB) pour l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes à partir de données récoltées durant la période électorale de juin 2024 en Belgique met en lumière les inégalités et le sexisme subis par les candidates, et propose des solutions pour y remédier.
Bien qu’elles soient de plus en plus nombreuses à se lancer en politique, les femmes y restent globalement minoritaires et font face à de nombreux obstacles dans un milieu fortement marqué par la masculinité. Ces dernières années, plusieurs élues ont dénoncé les violences sexistes en politique, notamment en Belgique.
La campagne électorale est un moment intense de la vie politique dans toute démocratie représentative, mais elle ne se déroule pas de manière égale pour toutes et tous. Les femmes candidates font face à un double combat : convaincre les électeurs tout en affrontant un sexisme qui se manifeste sous de multiples formes.
Notre étude a analysé près de 44 000 réactions à 2922 messages publiés sur X, Facebook et Instagram, par 40 candidates et candidats durant la période de campagne pour les élections régionales, fédérales et européennes du 9 juin 2024 en Belgique. Ces données ont été croisées avec 25 entretiens menés auprès de candidates, candidats et journalistes afin de comprendre les conséquences du sexisme et les stratégies mises en place pour y faire face.
Une agressivité exacerbée envers les candidates
Sur les réseaux sociaux, près d’une réaction sur deux aux publications des candidates et candidats est négative, notamment sur X.
Toutes et tous, quel que soit leur genre, doivent donc faire face à la négativité en ligne….
Auteur: Clémence Deswert, Doctorante en Science Politique, Université Libre de Bruxelles (ULB)

