Une cinquantaine d’agents du CHU de Montpellier s’est rassemblée ce mardi 12 mai devant le bâtiment administratif, à l’appel de la CGT. (« Le Poing »)
Une cinquantaine d’agents du CHU de Montpellier s’est rassemblée ce mardi 12 mai devant le bâtiment administratif, à l’appel de la CGT. Épuisement professionnel, manque de personnel, développement de l’intelligence artificielle : les motifs de colère s’accumulent
“Tombé du ciel” de Jacques Higelin résonne sur la sono de la CGT, ce mardi 12 mai, devant le siège du CHU de Montpellier. Mais pour les agents rassemblés, le risque de tomber est bien réel — de fatigue. “Il y a un vrai problème d’épuisement au travail”, avertit Pierre Renard, délégué syndical CGT. Le syndicat a fait circuler un questionnaire auprès des cadres de santé de l’établissement : entre 30 et 40 % d’entre eux déclarent souffrir de burn-out.“Les gens s’arrêtent moins à cause des jours de carences. Et quand ils le font, c’est qu’ils sont vraiment épuisés”, continue le syndicaliste. Conséquence directe, selon lui : des fermetures de lits. “On espère qu’on n’aura pas une pandémie d’hantavirus, sinon on ne pourra pas gérer.” Une alerte on ne peut plus d’actualité : une vingtaine de cas contacts liés au navire de croisière MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus, ont été identifiés en France ce lundi. La souche en cause, le virus des Andes, présente un taux de létalité de 30 à 60 % et est la seule pour laquelle une transmission interhumaine a été documentée.
Travailler à deux pour une
Sylvia est infirmière de nuit au pool de remplacement. Elle décrit des gardes à la limite du supportable. “Si dans un service de nuit, l’une des deux infirmières prévues n’est pas là, l’autre fait le travail de deux personnes.” La direction qualifie officiellement cette situation de “procédure dégradée”….
Auteur: Elian Barascud

