En centre de rétention, des conditions « pires que la prison »

Le samedi 25 janvier, la sénatrice Anne Souyris (Les Écologistes) s’est rendue au centre de rétention (CRA) de Vincennes, à Paris, dans le cadre de son droit de visite parlementaire. Situé au sud-est du bois de Vincennes, l’ancien fort qui l’abrite, et qui a longtemps servi à l’école de police, est resté dans son jus, avec ses meurtrières visibles de l’extérieur. Des joggeurs passent devant, quelques taxis longent le bâtiment et des caravanes stationnent pour déposer devant l’hippodrome, à une centaine de mètres, des familles venues assister aux courses de chevaux.

Dans ce petit périmètre, aucun panneau n’indique le CRA, mais des publicités pour l’hippodrome annoncent le Grand Prix d’Amérique du lendemain, promettant courses de légende et jockeys d’exception. En face de l’entrée du centre d’enfermement, un petit abri en bois, destiné aux proches des retenus, sur le banc duquel est posé un sac de courses Aldi. Dans le froid, une femme fait les cent pas, attendant d’être appelée pour la visite par les policiers qui gardent le bâtiment.


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Après avoir attendu dehors, la sénatrice est accueillie par le responsable de la police. On passe devant un monument dédié aux policiers tués pendant la Seconde Guerre mondiale, devant les préfabriqués où ont lieu les visites, avant d’arriver devant le bâtiment 2A. Le CRA est composé de trois centres : le bâtiment 1 où sont enfermées 116 personnes, et les 2A et 2B, retenant chacun 58 hommes. Où que l’on regarde depuis la cour propre à chaque bâtiment, même en levant la tête vers le ciel, il y a des grillages surmontés de barbelés.

La cour du CRA….

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Auteur: Pauline Migevant

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