Alors que les regards sont tournés vers les projets de relance de l’exploration pétrolière et gazière aux États-Unis, voulus par la nouvelle administration Trump, d’autres signaux, tout aussi inquiétants pour la transition énergétique, arrivent de Chine. Les autorités ont lancé en 2024 le plus important programme de nouvelles centrales charbon depuis 2015, indique un rapport publié par le Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (Crea), basé en Finlande, et l’organisme américain Global Energy Monitor (GEM).
La capacité totale s’élèverait à 94,5 gigawatts (GW), autrement dit la Chine pèserait à elle seule pour 95 % dans le nouveau parc de centrales charbon à l’échelle mondiale. En 2023, la Chine avait déjà approuvé 52 GW de centrales charbon. En parallèle, le pays a également lancé un énorme programme de construction d’énergies renouvelables (éolien et solaire). Rien qu’en 2024, 356 GW de capacités ont été mises en service, soit 4,5 fois plus que l’Union européenne, selon les données officielles. Dans le même temps, Pékin accélère également dans le nucléaire. Trente réacteurs sont en construction, soit 32,5 GW, qui s’ajouteront aux 56 actuellement opérationnels pour une puissance de 54,3 GW. En août 2024, le gouvernement a donné son feu vert à 11 nouveaux réacteurs.
Premier producteur de charbon
Mais le charbon reste néanmoins central dans le mix énergétique chinois. Il assure encore un peu plus de 60 % de la production d’électricité. La Chine demeure également le premier consommateur au monde de charbon (50 % de la demande mondiale) ainsi que le premier producteur, avec un niveau d’extraction qui continue de progresser et fait vivre des millions de familles. La production de charbon est ainsi passée de 3,9 milliards de tonnes en 2020 à 4,8 milliards de tonnes en 2024.
« L’expansion rapide des énergies renouvelables en Chine a le potentiel de remodeler son…
Auteur: Jean-Claude Bourbon

