Aux yeux des Nations Unies, cette évolution compromet chaque jour davantage la perspective d’un État palestinien indépendant.
Ramiz Alakbarov (à l’écran), Coordinateur spécial adjoint pour le processus de paix au Moyen-Orient, fait un résumé de la situation devant le Conseil de sécurité (archive).
« Je réitère la ferme condamnation par le Secrétaire général de l’expansion et de l’accélération incessantes des colonies israéliennes en Cisjordanie », a déclaré lundi devant le Conseil de sécurité Ramiz Alakbarov, le responsable de l’ONU chargé de faire avancer le processus de paix israélo-palestinien. Cette dynamique, a-t-il poursuivi, « renforce encore davantage l’occupation illégale israélienne et menace la viabilité d’un État palestinien pleinement indépendant, contigu et souverain ».
Le constat dépasse selon lui la seule question des colonies, à l’instar de plusieurs décisions prises ces derniers mois, susceptibles de transformer en profondeur la Cisjordanie.
C’est notamment le cas du lancement par Israël d’un enregistrement officiel des terres en zone C – les 60 % de la Cisjordanie qui restent sous contrôle exclusif israélien. Présentée comme une simple mesure administrative, cette procédure risque, selon M. Alakbarov, de « faciliter une nouvelle expansion des colonies et d’ancrer davantage l’occupation illégale ».
L’ONU s’inquiète également d’un ensemble de mesures qui renforcent progressivement le contrôle administratif israélien sur le territoire. À Hébron, les autorités israéliennes ont récemment approuvé l’extension d’un bâtiment servant de yeshiva après avoir retiré à la municipalité palestinienne une partie de ses compétences en matière d’urbanisme. À Jérusalem-Est, elles ont décidé d’installer des infrastructures…
Auteur: Nations Unies FR

