Le mégafeu qui frappe la Gironde depuis le 22 juillet a dévoré 42 000 hectares de forêt. Les conditions météorologiques ont permis une accalmie provisoire, dans la nuit de dimanche à lundi. « Le feu est stabilisé, mais pas fixé », a annoncé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Le retour de la canicule, à partir de mardi, laisse craindre une nouvelle progression du brasier. Au total, 220 000 personnes ont été évacuées et 240 maisons ont été détruites en Gironde.
D’autres incendies sont en cours dans les Pyrénées-Orientales, le Var et en Corse. Avec un total de 115 000 hectares détruits par les flammes en 2026, la France fait face à une situation inédite. Tandis que d’autres mégafeux sont en cours ailleurs dans le monde, notamment en Espagne, en Algérie et au Canada. Si vous avez des questions à poser à nos journalistes, vous pouvez les adresser à [email protected] ou sur les différents comptes de Reporterre sur les réseaux sociaux.
[14 h 36] L’incendie en Gironde est « stabilisé »
Lundi, en début d’après-midi, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que le feu qui dévore la Gironde était « stabilisé », mais pas encore fixé. En cinq jours, les flammes ont ravagé plus de 42 000 hectares, blessé plus de 80 pompiers, endommagé plus de 240 maisons et forcé à la fuite plus de 200 000 personnes.
[14 h 30] L’incendie a produit son propre « orage de feu »
Son intensité telle qu’il a généré un pyrocumulonimbus, qui crée son propre vent et dont la charge électrique peut produire des éclairs. C’est l’une des raisons pour lesquelles ce feu est si violent, imprévisible et difficile à maîtriser.
Les pyrocumulonimbus se forment lors de feux particulièrement intenses, qui dégagent d’importantes quantités d’énergie et de chaleur, formant des panaches dans le ciel. Lorsque ce panache atteint une altitude suffisante, l’air qu’il…
Auteur: Hortense Chauvin

