Depuis Damas, par visioconférence, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général pour la Syrie, Claudio Cordone, a salué les avancées de la transition politique, notamment les efforts visant à renforcer les institutions de l’État, la réconciliation, la responsabilité et la justice transitionnelle. Mais, a-t-il insisté, son succès dépendra de la capacité à faire en sorte que tous les Syriens se sentent représentés et puissent participer réellement à l’avenir de leur pays.
Le responsable de l’ONU a également appelé à un processus constitutionnel « inclusif, transparent et participatif », estimant qu’il était urgent de le lancer en vue des élections prévues à la fin de la transition.
Sur le plan économique, la décision des États-Unis de retirer la Syrie de leur liste des États soutenant le terrorisme devrait, selon lui, contribuer à créer des conditions plus favorables à la reprise, à l’investissement et à un engagement international accru. Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a constaté une accélération de la reprise et prévoit une croissance à deux chiffres en 2026. Mais la pauvreté généralisée et le retour de l’inflation continuent de peser lourdement sur la population.
Deux hommes dégagent de grosses pierres et des décombres d’un bâtiment détruit en Syrie.
Des millions de Syriens rentrent
Le tableau humanitaire reste toutefois extrêmement difficile. Indrika Ratwatte, qui s’exprimait au nom du Coordonnateur des secours d’urgence Tom Fletcher, a décrit une Syrie où les retours s’accélèrent, où la production agricole s’améliore et où les réseaux d’énergie et de transport commencent progressivement à se rétablir.
La récolte de blé de cette année pourrait même permettre au pays d’atteindre une autosuffisance saisonnière, tandis que…
Auteur: Nations Unies FR
