Selon la Secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, la responsabilité de cette nouvelle flambée au Liban incombe largement au parti-milice chiite pro-iranien. « Dans un contexte d’escalade déjà dévastatrice au Moyen-Orient, la décision du Hezbollah d’attaquer Israël le 2 mars a une nouvelle fois entraîné le Liban dans un conflit qu’il n’a ni recherché ni les moyens de se permettre », a-t-elle averti mardi, lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.
Depuis le début du mois, les combats ont franchi un seuil inédit depuis la trêve fragile conclue fin 2024 entre Israël et le Hezbollah. Le groupe a tiré des centaines de roquettes, missiles et drones vers Israël et le plateau du Golan syrien occupé par Tel Aviv depuis 1967. L’armée israélienne a riposté par des frappes massives dans le sud du Liban, mais aussi plus au nord du pays, dans la banlieue de Beyrouth et dans la plaine de la Bekaa.
Selon le gouvernement libanais, ces bombardements ont déjà fait plus de 570 morts et plus de 1 400 blessés. Les ordres d’évacuation lancés par Israël ont également provoqué le déplacement massif de plusieurs centaines de milliers de personnes en quelques jours.
Des forces de la mission de maintien de la paix de l’ONU au Liban, la FINUL, patrouillent à Deir Kifa, dans le sud du pays.
Une frontière redevenue ligne de front
La frontière entre Israël et le Liban – matérialisée dans les faits depuis 2000 par la « Ligne bleue », une ligne de démarcation supervisée par l’ONU – est désormais saturée de frappes et de tirs croisés. La force de maintien de la paix des Nations Unies présente dans la zone, la FINUL, a recensé plus de 4 000 trajectoires de projectiles depuis le déclenchement des hostilités au Liban, début mars.
« La situation fragile qui…
Auteur: Nations Unies FR

