« J’ai occupé, très jeune, d’importantes responsabilités dans une des 50 plus grandes villes françaises, dans le département le plus dynamique de France, toujours à l’avant-garde. J’ai créé mon propre groupe, fort de plus de 1 200 salariés. Autant de gages de dynamisme, de compétences, de réussite que je souhaite mettre au service de tous les astériens. » Dans ses vœux pour 2026, publiés sur les réseaux sociaux, Cyrille Déchenoix se targue de son parcours, politique et professionnel.
Dans ceux-ci, il s’adresse à la population de Saint-Astier (Dordogne), assurant « vouloir se mettre au service de tous les astériens, pour contribuer à refaire de [la] ville, […] une ville où il fait bon vivre ». L’objectif est clairement affiché : les élections municipales qui se dérouleront le 15 et 22 mars 2026. Un retour aux affaires pour celui qui fut maire adjoint UMP (désormais Les Républicains) d’Asnières et conseiller général des Hauts-de-Seine jusqu’au milieu des années 2010. Une carrière politique interrompue par des affaires judiciaires.
Déjà condamné
En 2015, Cyrille Déchenoix a, en effet, été condamné en récidive à 3 ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt. Une peine confirmée en appel. Il avait déjà été condamné pour le même délit en 2012. À chaque fois, la justice lui reproche d’avoir profité de ses fonctions d’élu pour favoriser des entreprises dans des marchés publics. Encore aujourd’hui, l’homme de 52 ans affirme être « parfaitement innocent » dans les colonnes de Sud-Ouest.
Peines purgées, fin des histoires judiciaires pour Cyrille Déchenoix ? Pas vraiment. Comme nous le révélons, le parquet de Versailles a décidé de le poursuivre en tant que patron de l’entreprise d’intérim Drop Intérim, pour emploi d’étrangers non munis d’une autorisation de travail salarié….
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

