En école privée catholique, une éducation à la sexualité d’un autre âge

« Si on ne fait rien avant le mariage, il n’y aura pas de problème. » Voilà ce que Marion retient de l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle reçue à l’Immaculée Conception, établissement privé sous contrat de Pau. Aujourd’hui âgée de 30 ans, elle a le souvenir d’un seul après-midi expéditif sur toute sa scolarité pour aborder ce vaste sujet, animé par la catéchèse. Marine, 37 ans, scolarisée à Saint-Dominique à Neuilly-sur-Seine, se souvient, elle, d’une séance « assez bizarre » en seconde. « Ça avait la forme d’une boîte à questions, aucune n’était interdite. »

Cette méthode est souvent utilisée et permet aux élèves de s’exprimer en toute liberté sur des sujets sensibles. Toutefois, les séances ne sont pas dispensées par des enseignants, ni par une infirmière scolaire, mais par des parents d’élèves, ici un père médecin. « Il n’y a jamais eu d’associations extérieures », assure-t-elle.


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En 2010, le secrétariat général de l’Enseignement catholique s’est fendu d’un document de référence sur l’éducation à la vie affective relationnelle et sexuelle pour aider les établissements à la mettre en œuvre, conformément à la loi de 2001, qui prévoit trois séances par an dès l’école primaire. Il aborde, par exemple, la possibilité de faire intervenir des personnes extérieures pour animer ces séances.

Des établissements délèguent en effet à des structures extérieures, mais pas forcément à des associations comme le Planning familial qui défend une approche non sexiste dans une démarche d’éducation populaire. Certains se tournent vers TeenSTAR, un programme qui prône une…

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Auteur: Maëlle Le Corre

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