En plus de la violence criminelle, deux crises, l’une énergétique, l’autre diplomatique, frappent désormais l’Equateur qui se prononce dimanche par référendum sur plusieurs mesures du gouvernement contre le narcotrafic et les gangs.
Les opérations de vote ont débuté dimanche à 7H00 locales (12H00 GMT), a constaté l’AFP à Quito. Quelque 13,6 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour répondre par oui ou par non à onze questions posées par le président Daniel Noboa.
« Le résultat de cette consultation définira la direction et la politique d’Etat que nous prendrons pour relever le défi de la lutte contre la violence, le crime organisé, la lutte contre la corruption et pour la création d’emplois », a déclaré le président Noboa lors de l’ouverture du scrutin, prévu pour se terminer à 17H00 locales.
Parmi les principales propositions figurent l’extradition des ressortissants équatoriens liés au crime organisé, notamment vers les Etats-Unis.
L’Equateur, gangréné par le narcotrafic et la corruption, devenu la principale plateforme de l’exportation de cocaïne produite en Colombie et au Pérou voisins, fait face depuis mi-janvier à une grave crise sécuritaire provoquée par les gangs.
Le président Noboa, élu en novembre pour 18 mois, a déclaré le pays en « conflit armé interne » et a déployé l’armée pour neutraliser une vingtaine de ces groupes.
Depuis, au moins une douzaine d’hommes politiques, responsables locaux, ou encore des procureurs ont été assassinés. Vendredi, le maire d’une localité minière du sud du pays a été tué par balle, troisième assassinat d’un édile en trois jours, et cinquième en un an.
En août 2023,…
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