Des collisions dramatiques
En Europe, aucun animal terrestre n’est à l’abri de nos véhicules. Et pour cause, sur la moitié du continent européen, on se situe à moins de 1,5 km d’une route ou d’une voie ferrée. Il y a trop de routes, et pas assez d’espace laissé aux animaux pour qu’ils puissent circuler sereinement.
La France est particulièrement dangereuse, étant l’un des cinq pays au monde où l’on roule le plus vite. Le pays possède plus d’un million de kilomètres de route, mais 142 000 sont classés en très mauvais état.
Parmi les millions d’animaux écrasés chaque année par des voitures, les oiseaux sont les plus touchés, toutes espèces confondues : rapaces, corvidés, oiseaux des milieux agricoles, etc. L’Effraie des clochers (Tyto alba) est la principale espèce de rapace nocturne victime de mortalité routière en France.
Quand le nombre d’individus d’une espèce est trop faible, les collisions avec les véhicules peuvent être particulièrement délétères. C’est le cas du lynx boréal, dans le Jura, dont la population est menacée par le trafic routier. Voilà plusieurs années que le Centre Athénas alerte les pouvoirs publics sur le sujet.
« Les routes constituent une menace importante pour la vie sauvage, et les chiffres montrent que les morts qu’elles occasionnent pourraient même mener à l’extinction complète de certaines espèces », avertit Manuela González-Suárez.
Les animaux les plus touchés par les collisions sont ceux « avec une densité de population importante, et atteignant la maturité très tôt dans leur existence », comme le merle noir ou la pipistrelle pygmée, une petite chauve-souris.
Les espèces nocturnes et herbivores sont les plus exposées. Le hérisson est particulièrement vulnérable : les clôtures des jardins et l’urbanisation l’obligent à longer ou traverser les routes, augmentant le risque de collision.

Des pistes pour les épargner
Face à…
Auteur: La Relève et La Peste

