En finir avec Amiens

L’idée peut paraître farfelue. Absurde et dangereuse. Voire contraire au sens de l’histoire. De notre histoire sociale. Sans doute. En réalité, elle le serait si tout allait bien, si la gauche se portait bien. Ça n’est pas le cas et ce, d’autant moins que l’extrême droite pèse près d’un électeur sur deux – parfois plus selon les nuances de droite extrême et d’extrême droite, et les instituts de sondage qui font plus que bourgeonner en ces temps printaniers. Il s’agit non pas d’en finir avec Amiens, la charte d’Amiens – celle qui scelle l’indépendance des syndicats vis-à-vis du politique –, mais d’en finir un temps. De faire une pause. Avons-nous le choix ?

La surenchère droitière et extrême droitière n’en finit plus de recycler les vieilles recettes.

Depuis 2017, et nous pourrions aller au-delà, la gauche va de défaite en défaite. Le résultat des dernières législatives anticipées n’a rien d’une victoire. Le camp des travailleurs, pourtant largement mobilisé contre la réforme des retraites, n’a rien gagné de significatif. Voire il a perdu. Beaucoup perdu. Avec l’inflation, le pouvoir de vivre des Français s’est rabougri, les droits et prestations sociales sont remis en cause. Et alors que la période invite à plus de protections, ce sont les chômeurs, les retraités, les précaires, les étrangers qui sont dans le viseur des politiques publiques, contractées par des tableurs Excel toujours plus austères.


Sur le même sujet : Face à la crise budgétaire, François Bayrou fait du flou avec du vide

Sabrer le code du travail et réduire les droits des travailleurs, faire travailler plus et plus longtemps, couper les dépenses sociales, supprimer les prestations de-ci, de-là, rogner sur les indemnités chômage,…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Pierre Jacquemain

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com