En finir avec la surenchère sécuritaire et la surpopulation carcérale

L’année 2024 s’est achevée sur une note amère. Les derniers chiffres publiés sont désastreux : 80 792 personnes enfermées au 1er décembre, un nouveau record. Et les projections de l’administration pénitentiaire sont glaçantes : plus de 86 000 en 2027 si les dynamiques actuelles se poursuivent (1). On enferme toujours plus, toujours plus longtemps, dans des conditions toujours plus dégradées et maltraitantes.

Dans certaines prisons, la température est de l’ordre de 13 °C cet hiver. Les nuisibles grouillent. Les établissements sont délabrés. Les carences en termes d’accompagnement sont titanesques et les conditions de détention reconnues indignes par les instances nationales et internationales. Pour près de sept personnes détenues sur dix, dont toutes celles en attente de jugement et donc présumées innocentes, l’enfermement est d’environ vingt-deux heures sur vingt-quatre dans une cellule de neuf mètres carrés, entassées à plusieurs.

Au 1er décembre, la moyenne d’occupation des maisons d’arrêt frôle 157 %. À Majicavo (à Mayotte), il approche le taux effarant de 324 %. Au total, 4 255 personnes ne disposent pas d’un vrai lit et dorment sur un matelas posé à même le sol.


Sur le même sujet : Dossier : surpopulation carcérale, un mal français

À rebours des discours politiques démagogiques, le durcissement pénal ne répond pas à une augmentation des faits de délinquance subis par les ménages. La Cour des comptes l’affirmait il y a un an, l’administration pénitentiaire il y a six mois : « Les chiffres de la délinquance n’expliquent pas la croissance du nombre de personnes détenues. »

Cette dernière répond principalement, précise l’administration, à « deux contextes conjoncturels » :…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur:

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com