Le contexte des élections législatives françaises est propice à une lecture des réalités politiques en termes de « populisme » : si nombre de commentaires politiques de ces derniers jours dénoncent sur un ton alarmiste « la montée des extrêmes », d’aucuns soulignent également que la campagne actuelle s’inscrit dans un contexte plus général de « poussée du populisme ».
Une telle « poussée populiste » s’explique, en première analyse, par le recul progressif des partis traditionnels parmi les électeurs des classes populaires. En retour, les partis de droite radicale ou extrême semblent en mesure de capter à leur profit ces électeurs déçus des grands partis de gouvernement.
Le basculement vers des partis de droite radicale de pans entiers des sociétés européennes frappe les esprits et conduit à une inflation de discours sur le « populisme », notion en réalité très floue et très controversée. L’analyse des droites populistes soulève par exemple l’objection de l’existence d’un populisme de gauche, lequel serait représenté en France par LFI.
Le populisme est-il de gauche ou de droite ? S’il est les deux, qu’est-il exactement ? La plupart du temps, les spécialistes du sujet déplorent le flou qui entoure la notion et tentent de lui apporter une définition rigoureuse. Mais cette piste est hasardeuse, tant il est difficile de se déprendre de ses usages contradictoires et polémiques. En revanche, questionner l’histoire et les contours de cette idée permet d’en comprendre la signification politique.
Explications culturelles et économiques
Depuis près d’une vingtaine d’années, le terme de populisme est présenté à l’envi comme la clé de décryptage des réalités politiques et sociales des régimes démocratiques, touchés en leur cœur par des risques d’instabilité politique, voire de glissement autoritaire, du fait de la progression électorale des partis de droite…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Frédéric Zalewski, Maître de conférences en Science politique, membre de l’Institut des sciences sociales du politiques (ISP, CNRS), Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières

