Alors que se tient le One Water Summit ce 3 décembre en marge de la COP16 sur la désertification à Riyad, la question de la gouvernance de l’eau se pose de plus en plus dans le contexte de la lutte contre le changement climatique. Bien que promue depuis une quinzaine d’années, la réutilisation à grande échelle des eaux usées traitées a longtemps été freinée par des règles trop strictes. Des évolutions réglementaires récentes en France, élargissant ses usages et assouplissant leurs modalités, laissent espérer un déploiement plus large de la pratique.
Ce 3 décembre se tient, en marge de la COP16 sur la désertification à Riyad, le sommet One Water Summit. Il faut dire que la question de la gouvernance de l’eau se pose de plus en plus dans le contexte de la lutte contre le changement climatique La réutilisation des eaux usées traitées (dite « REUT »), par exemple, qui consiste à récupérer et à traiter les eaux provenant des activités domestiques, industrielles ou agricoles afin de les revaloriser pour divers usages non potables plutôt que de les rejeter dans l’environnement comme c’est le cas habituellement.
Cette pratique vise à préserver les ressources en eau potable en substituant l’eau traitée à des prélèvements dans les nappes phréatiques ou les cours d’eau. En France, elle est de plus en plus envisagée comme une solution face aux pénuries d’eau et aux sécheresses récurrentes.
Le cadre réglementaire actuel est néanmoins régulièrement pointé du doigt comme un frein à son développement. Bien qu’un encadrement soit nécessaire pour garantir la sécurité sanitaire de cette méthode, la réglementation présente de nombreuses contraintes d’application qui ralentissent l’adoption de la REUT à grande échelle.
Le tissu juridique entourant la réutilisation des eaux non conventionnelles s’est toutefois très largement étoffé depuis un an et demi, avec pas moins de huit…
Auteur: Julie Mendret, Maître de conférences, HDR, Université de Montpellier

