Athènes (Grèce), correspondance
La mine des touristes était boudeuse mercredi 17 juillet devant les grilles d’entrée du site de l’Acropole d’Athènes. Le jour même, les autorités annonçaient que le site fermait ses portes entre 12 et 17 heures car le mercure a atteint les 39 °C.
Arrivés sur zone en plein après-midi, c’est râpé pour Bruno et Christelle. « C’était vraiment important pour nous, on aurait voulu que notre fils voie ce lieu chargé d’Histoire », regrette le couple de Français, dont c’était le dernier jour de vacances. Las, il fallait partir et rentrer à Paris. La quadragénaire l’a tout de même admis, « vu la température ressentie dans les rues, on peut imaginer la chaleur en haut de la colline ».
C’est la deuxième fois cette année que le site archéologique de 3 hectares ferme pour cause de chaleur : mi-juin, une première canicule frappait le pays et l’acropole avait été fermé partiellement pendant deux jours.
Un peu avant la réouverture de 17 heures, sous un soleil de plomb, la file d’attente à l’entrée du site s’allongeait. Torses nus, armés de parapluies, de foulards ou de t-shirts pour couvrir leur crâne… Les touristes redoublaient de stratégies pour braver la chaleur. « C’est éprouvant mais toujours mieux que la pluie actuellement chez nous », s’amuse Marike, une flamande d’Anvers.
Pour les travailleurs locaux, une pénibilité accrue
Du côté de l’Acropole, ce sont surtout les travailleurs qui suffoquent. Eva est salariée d’une entreprise de Bus Tours qui sillonnent les sites touristiques de la capitale. « Si je vous montre mon sac, vous verrez qu’il est plein de cachets de vitamine et d’électrolytes. L’énergie que l’on fournit en jour de canicule quand on travaille en extérieur huit heures d’affilée est énorme. C’est éreintant », témoigne la jeune Athénienne. « C’est la deuxième fois que cela arrive cette année et on…
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Auteur: Isabelle Karaiskos

