« Les attentes de progrès en Haïti, sur les plans sécuritaire et politique, existent clairement », a reconnu Carlos Ruiz Massieu lors du point de presse quotidien de l’ONU à New York, tout en rappelant la brutalité du point de départ. Environ 80 % de Port-au-Prince est sous l’influence ou le contrôle des gangs.
Malgré l’intensification récente des opérations de sécurité et « quelques résultats positifs », grâce notamment à l’arrivée des premiers contingents de la nouvelle Force de répression des gangs (FRG), une mission non-onusienne approuvée fin septembre par le Conseil de sécurité, selon lui, « la situation, dans l’ensemble, reste la même ».
Cet aveux prolonge les avertissements lancés la veille par M. Ruiz Massieu devant le Conseil de sécurité. Mercredi, le diplomate avait déjà posé le décor : une transition politique à bout de souffle, des échéances électorales floues et une capitale que l’État peine à réinvestir, quartier après quartier.
Une force attendue, un calendrier serré
L’espoir, à court terme, repose sur le bon déroulement du déploiement de la GSF, censée remplacer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), la force sortante de taille plus réduite dirigée par le Kenya.
Sur le terrain, le passage de relais se fait, comme convenu, par étapes. « C’est progressif, mais conforme au calendrier », a insisté M. Ruiz Massieu. Le nouveau Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (BANUH), qui épaulera la force, devrait être opérationnel d’ici le 1er avril. L’objectif, explique le responsable, est de faire en sorte que les 5 550 soldats et policiers internationaux de la force soient pleinement déployés « d’ici l’été, au plus tard à l’automne ».
Le soutien politique, logistique et financier des États membres, assure-t-il, est au rendez-vous. Les États-Unis, le Canada et d’autres partenaires « priorisent Haïti », et une conférence organisée en…
Auteur: Nations Unies FR

