Paris, 17 octobre 2026. Lycéens, étudiants, gilets jaunes et militants de différents horizons se retrouvent dans les rues de la capitale pour une journée de mobilisation nationale. Après un mois de contestation lycéenne, l’appel du 17 octobre voulait faire converger des colères unitaires : conditions d’éducation, pouvoir d’achat, montée de l’extrême-droite et violences policières.
À Paris, la journée débute par des rassemblements et des cortèges dispersés dans le centre de la capitale, où plusieurs secteurs ont été interdits aux manifestations. Une foule jeune occupe la place de la République et les rues voisinantes, dans une atmosphère d’abord largement festive et revendicative. Mais rapidement la tension monte avec les forces de l’ordre. Gaz lacrymogènes, barricades, incendies et charges s’étendent ensuite dans toute la ville, jusqu’à la nuit.
À l’échelle nationale, 550 000 personnes ont manifesté selon le ministère de l’Intérieur, 800 000 selon les organisateurs. Une mobilisation massive, traversée à la fois par le désir d’une convergence des luttes et par de violents affrontements. L’appel à un « Acte II » le 24 octobre circule déjà.
Auteur: Maxime Sirvins
