L’ESSENTIEL
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Les élections israéliennes du 27 octobre 2026 figuraient parmi les scrutins les plus attendus de l’histoire du pays. Lourdes de conséquences, elles n’ont toutefois pas encore livré de résultat décisif.
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Alors que la quasi-totalité des voix ont été dépouillées, on ignore encore qui dirigera le pays à l’issue de ce premier scrutin national depuis l’attaque du 7 octobre 2023 menée par le Hamas et les guerres dévastatrices qu’Israël a lancées depuis à Gaza, au Liban et en Iran.
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The Conversation a sollicité Dov Waxman, spécialiste de la politique israélienne à l’université de Californie à Los Angeles, pour décrypter les principaux enseignements du scrutin, les étapes de la formation d’un gouvernement de coalition et les difficultés qui attendent quiconque tentera d’y parvenir après un vote qui a divisé les électeurs.
Que retenir des résultats des élections israéliennes du 27 octobre 2026 ? La première chose à relever est tout simplement la participation massive : 77,7 % des électeurs inscrits ont voté, soit le taux le plus élevé depuis plus de vingt ans. Ce chiffre est en lui-même significatif. Il souligne l’importance que les Israéliens accordaient à ce scrutin.
Avant les élections, de nombreux observateurs affirmaient qu’il s’agissait de l’un des scrutins les plus décisifs de l’histoire du pays, voire du plus décisif. Manifestement, beaucoup d’Israéliens partageaient ce sentiment. Cette forte participation s’explique par des craintes de différentes natures. Les Israéliens de tous bords politiques s’inquiétaient de la manière dont le résultat du scrutin allait façonner l’avenir de leur pays.
Le deuxième grand enseignement est que la coalition au pouvoir, formée par le premier ministre Benjamin Netanyahou après les élections de 2022, a été massivement rejetée par la majorité des électeurs israéliens : bien plus de 50 % ont voté pour des partis…
Auteur: Dov Waxman, Presidential Chair in Modern Jewish Studies, University of California, Los Angeles
