En Nouvelle-Calédonie, la répression coloniale se poursuit

Le long de la route provinciale n° 1, entre Nouméa et le sud de l’île, la circulation est complètement réouverte depuis février 2025. Pendant sept mois, des blocs de bétons, des blindés de la gendarmerie mobile, plusieurs véhicules tout-terrain et camions, ont barré l’accès à la tribu de Saint-Louis. Lors des révoltes de mai 2024, cette portion stratégique reliant Nouméa au sud de la Grande Terre est devenue un point de cristallisation des tensions. Saint-Louis, bastion indépendantiste kanak, est le théâtre de violents affrontements entre indépendantistes et forces de l’ordre.

Une route coupée, une population isolée

Mai 2024. Dès les premiers jours des émeutes, cette route – parmi de nombreuses autres – est coupée par des barrages de fortune. Des pneus enflammés, des carcasses de voitures, parfois même des engins de chantier, empêchent toute circulation. Les forces de l’ordre réagissent rapidement : les blindés sont déployés et des postes fixes sont installés à l’entrée de la tribu. Les habitants des quartiers voisins voient leur quotidien bouleversé.


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Au début de ce qu’on appelle le « verrou de Saint-Louis », la circulation est totalement coupée, piégeant pas moins de 15 000 habitants. Des navettes maritimes sont mises en place par la province pour relier Nouméa au sud de l’île, seul moyen pour de nombreuses familles de se déplacer. Pendant plusieurs mois, cette route est fermée ou réduite à une circulation sous escorte, à horaires fixes, parfois annulée à la dernière minute, laissant les habitants vivre dans une atmosphère de siège.

Une mobilisation sécuritaire inédite

Face à la vague de colère, l’État…

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Auteur: Maxime Sirvins

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