En Nouvelle-Calédonie, le spectre « d’une crise sanitaire et humanitaire », faute de sortie de crise

Déclenchées le 13 mai dernier, les émeutes en Nouvelle-Calédonie ont continué cet été. Les affrontements ont fait un onzième mort, le 15 août dernier. Et l’absence de gouvernement de plein exercice à Paris ne permet pas de préparer une sortie de crise dans le cadre d’un dialogue avec l’Etat. « Il va pourtant falloir agir, et vite » prévient le sénateur non indépendantiste Georges Naturel. « On arrive à une crise sanitaire et bientôt humanitaire » lance-t-il, évoquant le risque futur d’émeutes de la faim si rien n’est fait au niveau économique.

Une économie à terre

Les destructions d’entreprises et les entraves à la circulation ont en effet plongé la Nouvelle-Calédonie dans la crise. « L’usine de Nickel du nord ferme, avec 1200 chômeurs de plus, le principal bailleur social de l’île qui loge un calédonien sur dix est en cessation de paiement » égrène le sénateur, qui aurait pu ajouter des dizaines d’exemples d’institutions économiques locales en grande difficulté.

« Bercy avait un engagement jusqu’à fin août, avec des aides aux entreprises, rappelle le sénateur, mais avec un gouvernement de gestion des affaires courantes, nous plongeons dans l’instabilité complète au 1er septembre » alerte-t-il. « Pour les entreprises comme pour les collectivités qui sont exsangues, c’est un saut vers l’inconnu » conclue-t-il.

Plans d’urgence et de reconstruction

Dans l’attente d’un gouvernement à…

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Auteur: Jérôme Rabier

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