En Nouvelle-Zélande, le défi des réformes scolaires est d’améliorer les résultats tout en répondant aux besoins des élèves les plus vulnérables. Herryssnt/Shutterstock.com
L’ESSENTIEL
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La Nouvelle-Zélande réforme son système scolaire, au risque de creuser les difficultés des élèves les plus vulnérables.
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Le recours à l’enseignement alternatif augmente, révélant les limites de l’accompagnement dans les écoles ordinaires.
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Pour bénéficier à tous, la réforme doit renforcer le soutien aux élèves en difficulté et le financement des structures alternatives.
Le système éducatif néo-zélandais connaît sa plus grande réforme depuis des décennies, avec de nouveaux programmes, une refonte des diplômes et des établissements davantage tenus de rendre compte de leurs résultats.
Mais alors que les responsables politiques cherchent à relever le niveau scolaire, un autre défi prend de l’ampleur : comment accompagner les élèves, de plus en plus nombreux, qui rencontrent des difficultés dans les classes ordinaires ? Au cours de la dernière décennie, le nombre d’élèves scolarisés en dehors du système ordinaire a doublé, pour atteindre près de 15 000.
Plus de 9 000 élèves suivent désormais un enseignement à distance auprès de Te Kura, l’équivalent néo-zélandais du Cned,en raison de difficultés liées à leur bien-être ou à leur engagement scolaire, tandis que 2 000 autres sont accueillis par des structures d’enseignement alternatif. Le petit réseau néo-zélandais d’écoles sous contrat, dites « charter schools », a lui aussi enregistré une hausse de 200 % de ses effectifs.
Le mois dernier, l’Education Review Office (ERO), l’organisme chargé de l’évaluation du système éducatif, a alerté sur l’incapacité de la Nouvelle-Zélande à répondre aux besoins de nombreux jeunes scolarisés dans ces structures alternatives. Son appel à une refonte urgente intervient à un moment…
Auteur: Adrian Schoone, Associate Professor, School of Education, Auckland University of Technology
