La Relève & La Peste : Vous venez de créer l’association LOWbjetheque, aux côtés de Valentin Douarre. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est cette « lowbjetheque » ?
Sophie Ayoubi : L’idée de la « lowbjetheque » qu’on a imaginée avec Valentin, c’est de fonctionner comme une bibliothèque d’objets, c’est-à-dire comme un endroit où l’on puisse librement emprunter des objets, mais avec des objets à démarche low-tech.
Ces objets doivent donc répondre aux critères de la low-tech, en opposition aux objets high-tech, c’est-à-dire qu’ils doivent être utiles, durables, et accessibles. D’ailleurs, quand on parle d’accessibilité, il s’agit d’une accessibilité financière autant qu’intellectuelle.
C’est pour cette raison que les plans des objets low-tech sont en open source. L’idée, c’est que ceux qui n’ont pas les moyens de les acheter puissent se les procurer.
LR&LP : Quel objectif poursuivez-vous avec le prêt d’objets low-tech ?
A. : L’ambition est d’amener les gens à se préparer au monde d’après. On sait très bien que les ressources vont être plus rares, plus difficiles à trouver, et qu’il est impératif d’être plus économe en énergie. A partir de là, il est intéressant de se demander vers quels objets on peut se tourner pour avoir un mode de consommation plus simple et plus sobre.
Pour cela, la « LOWbjetheque » va permettre de tester concrètement quels objets low-tech chacun peut utiliser pour répondre à ses besoins quotidiens. Derrière l’ambition écologique, il y a aussi une question financière, puisqu’utiliser des objets low-tech permet de faire des économies liées à l’économie d’énergie.

LR&LP : Quels sont les objets qui pourront être empruntés à la « LOWbjetheque » ?
A. : A terme, de nombreux objets ! Pour le moment, la « LOWbjetheque » en compte une vingtaine. Parmi eux, un « cuicui », conceptualisé et fabriqué à la main par…
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Auteur: Cecile Massin

