L’info fera plaisir aux dizaines de personnes mutilées par des LBD ces dernières années en France et aux millions d’autres scandalisées et horrifiées par l’invasion de ces armes de guerre et de terreur dans notre quotidien. Et à tous les manifestants qui font face, ces derniers jours, à un déluge de munitions policières.
L’entreprise qui fabrique les LBD de la police française se trouve en Suisse : il s’agit de la firme Brügger & Thomet, qui génère des millions d’euros de profit en armant, notamment, les forces de répression tricolores avec ses terribles fusils tirant des balles en caoutchouc. Des armes classées comme armes de guerre, dotées de viseurs ultra-précis et de canons rayés.
Ces marchands de violence viennent de connaître un retour de flamme : le siège de l’entreprise a entièrement brûlé dans la nuit du 28 au 29 octobre. Le journal suisse «24 Heures» titre :«Un fabricant d’armes ravagé par les flammes», dans la commune de Thoune, située près de Berne.
Comme souvent, on peut faire confiance aux Suisses pour leur précision, leur sens du timing et leur efficacité : les dégâts matériels sont énormes, le bâtiment «présente un risque d’effondrement» et personne n’a été blessé. Toute la zone d’activité a été fermée à la circulation. Brügger & Thomet fait savoir que le «bâtiment principal, le magasin ainsi que le stand de tir de l’entreprise resteront fermés jusqu’à nouvel ordre». Quel dommage, les LBD, munitions et autres armes ne vont plus pouvoir être vendues ces prochains temps.
Les images de la presse montrent un bâtiment à la façade noircie, calciné derrière ses clôtures et dont les fenêtres ont volé en éclat. Le journal «24 Heures», citant la police locale, écrit que «les circonstances et les causes du départ de feu font actuellement l’objet de l’enquête».
Une vidéo de revendication ne laisse aucune place au doute : il s’agit…
Auteur: B
