Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), au moins cinq des 69 sites de déplacés recensés dans la province de l’Ituri ont enregistré des cas confirmés d’Ebola, dont plusieurs décès.
Pour le HCR, la surpopulation, le manque d’eau et d’infrastructures sanitaires, ainsi que la défiance envers les services de santé, créent un terrain propice à une propagation rapide du virus. La désinformation freine en outre le dépistage précoce et complique la mise en œuvre des mesures de riposte, notamment les enterrements sécurisés.
Le site de déplacés de Kigonze à Bunia, la capitale de la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
4,4 millions de déplacés menacés
Au total, les provinces affectées accueillent près de 4,4 millions de personnes déplacées de force, dont 3,8 millions de déplacés internes, plus de 274.000 réfugiés et demandeurs d’asile, ainsi que 290.000 rapatriés. Dans la seule province de l’Ituri, près de plus de 46.000 réfugiés sud-soudanais vivent eux aussi à proximité de l’épicentre de l’épidémie.
L’irruption de la maladie dans les camps de déplacés intervient dans un contexte d’insécurité persistante dans les zones les plus touchées par l’épidémie. Dans la province de l’Ituri, des sources locales font état de dizaines de civils tués et d’autres enlevés au cours des deux dernières semaines du mois de juillet.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), plusieurs milliers de personnes auraient également été déplacées.
« Les données intersectorielles publiées par l’OCHA soulignent le chevauchement croissant entre les déplacements de population et la transmission du virus Ebola en Ituri », souligne le HCR dans son dernier rapport, relevant que…
Auteur: Nations Unies FR

