Au Nord-Kivu (345 cas) et au Sud-Kivu (121), l’offensive lancée en janvier par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) explique en grande partie les exactions recensées. Cette milice, qui dit défendre les intérêts de la minorité tutsie congolaise et bénéficie, selon l’ONU, du soutien de l’armée rwandaise, est responsable à elle seule de 177 violations.
Outre le M23, une constellation de groupes armés exploite le désordre dans cette région des Grands Lacs riche en minerais, en particulier au Nord-Kivu et en Ituri (67 cas). Les Wazalendo, milices d’autodéfense appuyées par Kinshasa, les Forces démocratiques alliées (ADF), groupe d’origine ougandaise affilié à l’État islamique, ou les milices CODECO, issues de la communauté lendu, figurent parmi les principaux auteurs des abus de septembre. Ensemble, les groupes armés sont responsables de 74 % des violations documentées.
Les forces de sécurité congolaises apparaissent aussi dans le rapport : un cinquième des violations leur sont attribuées, qu’il s’agisse des forces armées (61 cas) ou de la police nationale (60 cas).
Les violences sexuelles, un fléau constant
Le bureau a recensé 201 victimes de violences sexuelles liées au conflit au mois de septembre. Parmi les principaux auteurs figurent le M23 (42 victimes), les Wazalendo (28), les Twirwaneho, groupe d’autodéfense banyamulenge du Sud-Kivu (14), et la CODECO (9).
Un groupe se distingue par l’ampleur des abus : RED-Tabara, mouvement armé burundais actif dans les hauts plateaux, responsable à lui seul de 50 victimes, dont 36 femmes et 11 filles.
Les forces étatiques apparaissent aussi dans ces cas : 16 victimes sont imputées à l’armée congolaise, trois à la police, une à l’agence nationale de renseignement et une à la garde républicaine. Des soldats burundais et ougandais sont également cités pour des viols en Ituri et dans le Nord-Kivu.
Libertés publiques sous pression
Le bureau onusien…
Auteur: Nations Unies FR

