L’objectif est de disposer enfin d’outils spécifiques contre cette souche du virus particulièrement létale, contre laquelle il n’existe pour l’instant aucun vaccin homologué. Selon l’OMS, la recherche entre désormais dans une phase décisive, alors que plusieurs candidats thérapeutiques et vaccinaux sont désormais prêts à être évalués en conditions réelles.
Lors d’une conférence de presse à Genève, le Dr Vasee Moorthy, responsable du programme « R&D Blueprint » de l’OMS, qui permet d’accélérer les activités de recherche et développement en cas d’épidémie, a annoncé mardi le déploiement de plusieurs essais cliniques contre la souche Bundibugyo.
Cette accélération, a-t-il dit, s’appuie sur plusieurs années de préparation menées avec des partenaires internationaux. Des protocoles de recherche avaient été élaborés en amont afin de pouvoir être activés dès qu’un traitement ou un vaccin potentiel devenait disponible.
L’Ituri, laboratoire de la riposte
Sur le terrain, l’essai thérapeutique PARTNERS recrute déjà des patients dans trois centres de la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie, dans l’est congolais. Mené par l’Institut national congolais de recherche biomédicale (INRB) en partenariat avec l’OMS et plusieurs ONG sanitaires, il inclut déjà plus d’une cinquantaine de malades atteints de cas confirmés.
Parallèlement, un essai consacré à un traitement potentiel de prophylaxie post-exposition est également en cours dans cette province. Plus de 25 patients ont déjà été recrutés afin d’évaluer si l’obeldesivir, un médicament administré par voie orale pendant dix jours à des personnes fortement exposées au virus, peut empêcher le développement de la maladie.
La prévention constitue l’autre pilier de cette stratégie scientifique. Plusieurs candidats-vaccins progressent simultanément.
Le premier vaccin spécifiquement conçu contre le virus…
Auteur: Nations Unies FR

