Le début de la fin ? Les tensions entre insoumis et socialistes n’ont jamais vraiment cessé depuis la constitution du Nouveau Front populaire (NFP). Mais l’union des gauches vient-elle d’atteindre un point de non-retour ? En refusant seuls de voter la motion de censure déposée par La France insoumise (LFI) ce 16 janvier, signée notamment par des parlementaires écologistes et communistes, les socialistes s’isolent un peu plus à gauche.
Après avoir voulu négocier jusqu’au bout un accord budgétaire avec le gouvernement malgré les très maigres concessions obtenues, les roses s’entêtent à croire qu’il existe un chemin de compromis pour voter un projet de loi de finances réorienté à gauche, et obtenir de nouvelles avancées budgétaires. Ne pas censurer François Bayrou est un choix stratégique sans conséquence réelle sur le destin de son gouvernement car le Rassemblement national (RN) avait déjà annoncé ne pas voter cette censure insoumise.
Très logiquement, la motion de censure a donc été rejetée : 131 députés ont voté pour. La quasi totalité des députés communistes et écologistes ont voté cette motion. La décision socialiste rallume le feu brûlant de la guerre des gauches.
Les opposants à Olivier Faure ont fait pression
Aux alentours de 15 heures, le coordinateur national du mouvement insoumis chargé de défendre la motion de censure, Manuel Bompard, monte à la tribune pour étriller les orientations politiques du discours de politique générale de François Bayrou, la composition de son gouvernement et… la stratégie des roses.
« Les raisons de vous censurer aujourd’hui sont nombreuses. Mais certains, élus pourtant pour en finir avec le macronisme, s’apprêtent aujourd’hui à sauver le gouvernement et à servir de béquille à la continuité de sa politique, lâche Manuel Bompard. Ils prétendent qu’il faut attendre de voir quelques jours ou…
Auteur: Lucas Sarafian

