L’absence de Sébastien Lecornu à Reims, où il devait clôturer les 95es Assises des départements de France (ADF), et expliquer sa décision de ponctionner 1,8 milliard d’euros sur le budget de l’ensemble des départements dans le but de participer à la réduction du déficit est très mal passée. Le Premier ministre a justifié cette annulation par l’urgence de la contestation lycéenne, à la veille d’un possible retour des gilets jaunes, tout en conviant les présidents des départements à Matignon le 16 novembre pour tenter de répondre à leurs inquiétudes sur le budget. Une « faute politique » dénoncée par tous les présidents de conseils départementaux, au premier desquels le président des Départements de France, François Sauvadet.
« Je ne ferme pas ma gueule »
Le courrier envoyé hier soir par Sébastien Lecornu aux présidents des exécutifs locaux n’a pas calmé la colère des élus, au contraire. « Je suis encore plus en colère. Cette lettre a exacerbé les tensions », a indiqué François Sauvadet à la tribune, tout en précisant ne pas avoir eu de contact avec Sébastien Lecornu depuis le mois de juillet.
Au moment du discours de la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, Françoise Gatel, les présidents des départements ont joint le geste à la parole en quittant la salle. « Je suis ministre parce que j’ai accepté de servir. Je ne démissionne pas. Je ne ferme pas ma gueule »,…
Auteur: Rédaction Public Sénat
