Une bombe politique. Alors que les jours de François Bayrou à l’hôtel de Matignon sont comptés, le premier ministre et son gouvernement ciblent l’aide médicale d’État (AME), ce panier de soins pour les étrangers sans-papiers qui gagnent moins de 10 000 euros par an. Une demande de la droite et de l’extrême droite qui souhaitent un durcissement des conditions d’accès à cette aide, voire même sa suppression.
Dans la soirée du 2 septembre, l’Agence France Presse rend compte de l’existence de deux projets de décrets portés par les ministres Catherine Vautrin (Travail, Santé, Solidarités et Famille), Yannick Neuder (Santé et Accès aux soins), Éric Lombard (Économie) et Amélie de Montchalin (Budget). Dans le détail, le premier décret réduirait l’offre de soins couverts par cette aide. La balnéothérapie est notamment visée.
Ce texte élargirait également la liste des soins conditionnés à un délai d’ancienneté. Cela pourrait concerner les soins pour le traitement de l’obésité, des aides auditives ou encore la rééducation de la déambulation des personnes âgées. Enfin, ce décret reverrait les critères d’attribution du bénéficiaire : les ressources du demandeur, de son conjoint et des enfants mineurs seraient uniquement prises en compte. De ce fait, les enfants majeurs sortiraient du calcul.
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Quant au second décret, il obligerait les demandeurs à fournir plus de pièces dans leurs dossiers, comme un extrait d’acte de naissance ou une copie du livret de famille. Des documents souvent inaccessibles pour de très nombreux étrangers ayant fui leur pays. « C’est une mesure de bon sens, avance François Bayrou, ce 3 septembre sur RMC. Lorsque vous demandez des…
Auteur: Lucas Sarafian

