Ce vendredi 25 septembre, Me Raphaël Kempf comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Nancy pour de supposés faits d’« outrage » envers une directrice de prison. Ces mots, de simples mots, valent aujourd’hui à celui qui a fait vivre les droits élémentaires d’un homme incarcéré, une comparution en justice :
« Bonjour, Vous n’avez pas honte ?! La justice vous a donné tort et vous persévérez alors que vous n’avez aucun élément nouveau imputable à mon client postérieur à ce jugement. En effet le résultat de l’exploitation du téléphone est postérieur à ce jugement mais résulte de faits imputables à mon client antérieurement à celui-ci. Le comportement de M.X n’a donc pas changé et ne justifie pas ce placement à l’isolement dont vous semblez oublier qu’il constitue une torture blanche. Vous avez d’ailleurs contesté ce jugement devant le Conseil d’État. Si vous étiez un minimum respectueux de l’État de droit, vous attendriez cette décision plutôt que de faire usage de votre pouvoir et de votre force pour faire subir à mon client des conditions de détention ignobles. Je ne suis pas disponible le 4 septembre en raison de la rentrée scolaire, et je vous demande de déplacer ce débat de placement à l’isolement voire, si vous avez encore une once de dignité, à y renoncer purement et simplement, ce serait la meilleure des solutions. Merci en tout état de cause de m’adresser le dossier complet. Bien à vous. »
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Auteur: Collectif
