Le Secrétaire général, António Guterres, s’est dit profondément préoccupé par la poursuite des violences, qui auraient déjà coûté la vie à des centaines de personnes, en majorité civiles, et provoqué des déplacements massifs de population.
Souweïda, province frontalière de la Jordanie et d’Israël, constitue le cœur historique de la minorité druze syrienne. Selon la presse, dimanche, une agression contre un habitant, attribuée à des membres d’une tribu bédouine, a déclenché une flambée de violences.
Le déploiement de troupes par le président syrien par intérim Ahmed Al-Charaa – l’ancien chef rebelle islamiste ayant renversé Bachar al-Assad, en décembre dernier – aurait été interprété par certains groupes locaux comme une tentative d’intimidation plutôt que de médiation. Les combats ont repris mercredi malgré une trêve annoncée la veille, aggravant une situation humanitaire déjà critique : coupures d’électricité, pénurie de médicaments et habitants retranchés chez eux.
Frappes israéliennes au cœur de Damas
Dans ce climat de tensions extrêmes, Israël a mené dans la nuit de mardi à mercredi plusieurs frappes aériennes sur la capitale syrienne, qui auraient fait dégâts matériels importants et au moins un mort civil.
L’armée israélienne a justifié ces attaques par la nécessité de protéger la population druze et d’empêcher tout déploiement de forces hostiles à proximité de ses frontières.
L’ONU appelle à la désescalade
Dans un communiqué transmis à la presse, le porte-parole du Secrétaire général a condamné fermement les violences perpétrées contre les civils à Souweïda, notamment les exécutions sommaires et les actes alimentant les divisions communautaires.
M. Guterres a exprimé ses condoléances aux familles des victimes et appelé à des mesures urgentes pour ramener le calme et permettre l’acheminement de l’aide humanitaire.
Il a également pris acte de la…
Auteur: Nations Unies FR

