Il y a des personnalités dont on se dit qu’on les connaît par cœur, qu’on les sait depuis longtemps capables des plus incommodantes proférations, et qu’on les a déjà entendues débiter tant de bêtises et de méchancetés que jamais elles ne pourront descendre plus bas dans la bassesse.
Et pourtant : si. Pourtant, force est de constater qu’avec ces caractères-là le pire semble être toujours à venir.
Ce 29 octobre, par exemple, l’éditocrate Caroline Fourest, qui était encore invitée à donner, sur BFMTV, son avis sur ce qui se passe à Gaza, a dénoncé ce qu’elle appelle, je cite, « cette relativisation qui essaie de renvoyer dos à dos les victimes » israéliennes et palestiniennes « sans tenir compte des intentions et du contexte ». Ce qu’entendant, on pressentit que ce préambule annonçait une suite émétique. Et, de fait, Fourest a déclaré – pardon de citer un peu longuement : « On ne peut pas comparer le fait d’avoir tué des enfants délibérément en attaquant, comme le fait le Hamas, et le fait de tuer des enfants involontairement, en se défendant, comme le fait Israël. »
Car, a-t-elle ensuite ajouté dans une syntaxe un peu approximative : « Refuser cette distinction intellectuelle et morale entre l’intention de tuer pour attaquer quelqu’un en raison de qui il est – ce qui est un acte raciste, ce qui est un pogrom – et, encore une fois, bombarder pour se défendre au risque de tuer des civils, ce n’est pas la même démarche, ça n’est pas la même intention, et c’est normal que ça n’entraîne pas exactement les mêmes réactions, […] parce que ce n’est pas la même chose, en réalité. »
On peut éprouver, lorsqu’on se trouve confronté·e à de tels énoncés, un peu de difficulté à se contenir.
On peut éprouver, lorsqu’on se trouve confronté·e à de tels énoncés, un peu de difficulté à se contenir….
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Auteur: Sébastien Fontenelle

