- Il y a des anniversaires que l’on voudrait ne jamais fêter. Voilà déjà trois ans que la Russie a envahi l’Ukraine, le 24 février 2022. Le nombre officiel de victimes de cette guerre n’est toujours pas connu — il est estimé à 1 million de morts et de blessés par le Wall Street Journal. D’autres chiffres sont, eux, désormais disponibles : ceux des émissions de gaz à effet de serre (GES) générées par la guerre. Elles ont atteint 230 millions de tonnes équivalent CO2 (MtCO2e) en trois ans, soit l’équivalent des émissions annuelles de l’Autriche, de la Hongrie, de la République tchèque et de la Slovaquie réunies.
« Le coût climatique de l’invasion de l’Ukraine par la Russie a atteint de nouveaux sommets », commentent les auteurs de l’analyse révélant ces chiffres. L’étude a été publiée le 24 février et menée par l’Initiative on Greenhouse Gas Accounting of War. Ce collectif de recherche est financé en partie par le gouvernement suédois et la Fondation européenne pour le climat, et est soutenu par l’Ukraine.
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Selon cette étude, les émissions liées à la guerre ont augmenté de 55 MtCO2e en 2024. Celles générées par le secteur militaire (les véhicules lourds consommant du carburant, l’acier et le béton utilisés pour les fortifications, etc.) obtiennent la première place de ce triste podium, avec 82 MtCO2e émises depuis 2022. La seconde marche est occupée par la reconstruction des infrastructures et des bâtiments endommagés (62 MtCO2e).
Davantage d’incendies
Une troisième catégorie se développe à vitesse grand V : les émissions générées par des feux. « Les incendies provoqués par des combats ont connu une augmentation notable en raison de conditions de sécheresse inhabituelles, probablement dues au
Auteur: Justine Guitton-Boussion

