Selon la Mission de surveillance des droits de l’homme des Nations Unies en Ukraine (HRMMU), au moins 274 personnes ont été tuées et 1 763 autres blessées dans le pays durant le mois de mai.
Derrière ces chiffres se dessine une évolution du conflit qui inquiète les observateurs de l’ONU : les zones de combat ne suffisent plus à délimiter le danger. Les frappes atteignent désormais des villes éloignées des lignes de front, où les habitants vivent sous la menace permanente des missiles, des bombes aériennes et des drones.
« L’intensification des hostilités et le recours accru à des armes puissantes dans les zones urbaines ont entraîné un nombre élevé de civils tués et blessés dans l’ensemble du pays », observe Danielle Bell, la cheffe de la HRMMU, dans une déclaration publiée vendredi.
Depuis le début de l’année, les pertes civiles suivent la trajectoire observée lors des précédentes années, en raison de l’intensification des combats avec l’amélioration des conditions météorologiques au printemps et à l’été. Mais la hausse constatée en 2026 est à un niveau sensiblement supérieur à celui des années précédentes.
Des villes transformées en cibles
Selon les Nations Unies, l’emploi d’armes puissantes dans les zones urbaines expliquent l’essentiel de l’augmentation du nombre de victimes.
Le 5 mai, des bombes aériennes ont frappé une zone industrielle de Zaporijjia, dans le sud-est du pays, faisant 12 morts et 42 blessés parmi les civils. Neuf jours plus tard, un missile s’est abattu sur un immeuble résidentiel de la capitale Kiev, tuant 24 personnes.
Ces attaques s’inscrivent dans une tendance plus large observée par la mission onusienne.
« Les atteintes aux civils que nous avons documentées ne se limitent pas aux communautés situées près de la ligne de front », relève ainsi Danielle Bell. « Dans des villes à travers toute l’Ukraine, des attaques répétées au moyen de missiles et de bombes aériennes…
Auteur: Nations Unies FR

