Le 15 juin, à Kharkiv, cinq sauveteurs ont été tués lorsqu’un projectile s’est abattu sur le lieu où ils portaient secours aux victimes d’une première explosion. Quelques heures plus tôt, dans la capitale ukrainienne, des missiles et des drones avaient endommagé la laure des Grottes de Kiev, l’un des hauts lieux spirituels de la chrétienté orthodoxe, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Plus au sud, des navires civils étaient ensuite bombardés dans le port d’Odessa.
Ces attaques n’ont rien d’exceptionnel par leur intensité. Ce qui inquiète désormais les Nations Unies est la manière dont les drones modifient la géographie du danger. La ligne de front, dans l’est ukrainien, n’a pas disparu. Mais elle ne marque plus la frontière entre le champ de bataille et les civils.
La laure des Grottes de Kiev est un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et l’un des monuments religieux et culturels les plus importants d’Ukraine.
« Si l’actuel cycle dangereux d’escalade se poursuit, nous assisterons sans aucun doute à de nouvelles dévastations en Ukraine, ainsi que, de plus en plus, en Fédération de Russie », a averti lundi devant le Conseil de sécurité Khaled Khiari, du département onusien des affaires politiques et de la consolidation de la paix. « Les efforts diplomatiques concertés en faveur d’un cessez-le-feu total, immédiat et inconditionnel doivent reprendre dès maintenant ».
Courant mai, au moins 274 civils ont été tués et 1 763 blessés en Ukraine, soit le bilan mensuel le plus lourd depuis avril 2022. Mais derrière cette tendance se dessine surtout une évolution technologique qui modifie profondément le visage du conflit. Les drones guidés en mode FPV (« first person view » ou pilotage en immersion) permettent désormais à leur opérateur de suivre une cible grâce à une…
Auteur: Nations Unies FR

