La guerre a trouvé un nouvel allié : le froid. En Ukraine, les vagues de missiles et de drones russes visant les infrastructures énergétiques ont laissé des quartiers entiers sans chauffage ni électricité pendant des jours, au moment même où l’hiver s’installe avec une rigueur mortelle. « Les familles en sont même revenues à bourrer des peluches contre les fenêtres pour bloquer un peu du froid glacial », a raconté Munir Mammadzade, représentant de l’UNICEF en Ukraine, lors d’un point presse à Genève.
Les dernières attaques signalées contre les réseaux électriques, notamment dans les oblasts de Zaporijjia, au sud, et de Kharkiv, à l’est, ont plongé de nouvelles zones résidentielles dans le noir et le froid. Pour l’UNICEF, la menace n’est plus seulement militaire : le gel, conséquence directe des frappes sur l’énergie, est en train de devenir « une urgence à l’échelle nationale… qui s’ajoute à la guerre », a prévenu M. Mammadzade.
À Kyiv, où le thermomètre affichait –15 °C vendredi, la situation reste précaire. Le responsable onusien a averti que « la semaine prochaine pourrait être encore plus froide », tandis que des millions de familles vivent sans chauffage. « Les enfants et leurs familles sont en mode survie constant à cause de cela », a-t-il insisté.
Quand la guerre s’installe dans les immeubles
Jusqu’ici, l’effort humanitaire se concentrait principalement sur les zones de front. Les frappes répétées contre les infrastructures urbaines déplacent aujourd’hui la crise au cœur des villes, dans les immeubles d’habitation. À Kyiv, Svitlana en est l’illustration. Elle vit au dixième étage et tente de s’occuper de sa fille de trois ans, Adina. « Elle nous a dit qu’elle n’avait ni chauffage ni électricité depuis plus de trois jours, et c’était durant la première semaine de perturbations ; nous entrons déjà dans la deuxième, voire la troisième semaine, et de…
Auteur: Nations Unies FR

