Le projet a de quoi faire polémique. Porté par la société Mersea, le chantier prévoit d’agrandir l’aquarium de Vendée afin d’y inclure deux bassins de 120 mètres – l’équivalent de sept piscines olympiques – avec un système pour générer des vagues en continu. L’objectif ? Permettre la pratique du surf dans un environnement artificiel – à 250 mètres de l’Océan Atlantique, le long d’une côte réputée pour ses spots naturels.
Pour contester ce chantier, l’association AC de Vagues s’est formée, rejointe dans sa lutte par l’association Surfrider Foundation Europe. Ensemble, elles ont organisé plusieurs réunions d’information et des manifestations afin de rallier les habitants du littoral à leur combat et d’alerter sur les impacts environnementaux d’un tel projet. Situé à proximité d’une zone Natura 2000, il entraînerait la destruction de 350 mètres de haies et l’abattage de 107 arbres.
En novembre dernier, elles avaient également conduit des inventaires écologiques indépendants qui attestent d’une richesse faunistique importante – avec notamment la présence de 16 espèces d’oiseaux protégées. Au total, pas moins de 19 espèces verraient leur habitat naturel menacé de destruction par ce surfpark.
Suite à ces observations, les associations ont alerté la Préfecture de Vendée quant au manquement au droit de l’environnement de la société Mersea, tout en avertissant sur une potentielle poursuite en justice.
© collectif AC de vagues
Un projet qui fait des vagues… jusqu’au tribunal
C’est désormais chose faite. Le 27 février, les associations ont déposé auprès du tribunal administratif de Nantes « un recours visant à obliger le porteur de projet à déposer une demande de dérogation “espèces protégées” ».
C’est donc une nouvelle étape de la lutte qui débute pour AC de Vagues et Surfrider Foundation Europe, qui espèrent « obtenir de la part du tribunal…
Auteur: Louis Laratte

