Talmont-Saint-Hilaire (Vendée), correspondance
Deux bassins extérieurs de 120 mètres de long alimentés par de l’eau de mer en partie dessalée, parcourus de vagues. Une fosse artificielle, pour la plongée, profonde de 40 mètres bordée d’une esplanade sur pilotis équipée d’espaces de restauration, de massages et de magasins d’articles de glisse. Un projet de surf park, proche de l’aquarium, est prévu sur la commune de Talmont-Saint-Hilaire, à seulement 250 m de mer, aux portes des Sables d’Olonne.
L’idée est portée par la famille Laurent : Cécilia Segarra et Mary-Lou Laurent, les deux sœurs propriétaires de l’aquarium de la ville ainsi que leur père, Jean-Jacques Laurent. Il était le PDG d’une entreprise de fabrication d’enduits rachetée par le cimentier Holcim, sponsor historique du Vendée Globe.
Les riverains et élus d’opposition ont découvert ce projet en septembre, alors qu’il avait déjà obtenu le feu vert de Maxence de Rugy, le maire de la commune proche du très droitier ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau. « Le maire n’a jamais parlé de ce projet en conseil municipal. On sentait qu’il y avait quelque chose qui était un peu caché », dit à Reporterre Françoise Ferrand-Le Maulf, conseillère d’opposition.
Cinq terrains de foot de panneaux solaires
Maxence de Rugy — qui n’a pas donné suite à nos demandes d’interview — a, lui, assuré dans la presse locale que « le permis de construire a été délivré en respect du cadre réglementaire ». À plusieurs reprises cependant, comme l’a vérifié Reporterre, le maire et son équipe ont résumé le dossier à une « extension et restructuration de l’aquarium ». Et ce, sans pointer les enjeux écologistes liés à ce type de parcs récréatifs. Ces derniers sont régulièrement contestés devant la justice, comme c’est le cas actuellement de celui de Canéjan en Gironde — qui sera tout de même…
Auteur: Marion Briswalter

