Au terme d’une visite officielle dans ce pays, il a également exhorté les autorités à poursuivre les réformes engagées malgré un conflit qui a brutalement freiné les espoirs de redressement du pays.
« La souffrance, la frustration et le désespoir sont palpables, mais la demande de justice l’est tout autant », a déclaré M. Türk lors d’une conférence de presse à Beyrouth.
Lors d’un précédent déplacement, il y a un an et demi, le chef des droits de l’homme de l’ONU avait observé un Liban cherchant à sortir d’une succession de crises – blocage politique, effondrement économique, pandémie de Covid-19, explosion du port de Beyrouth et conflit armé. Selon lui, l’arrivée d’un nouveau Président et d’un nouveau gouvernement avait alors suscité un réel espoir de réformes.
Au cours de l’année écoulée, des avancées ont été réalisées en matière d’État de droit, de lutte contre l’impunité, de droits des personnes handicapées et de réformes institutionnelles.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme,Volker Türk.
Un nouvel embrasement
Mais cette dynamique a été interrompue par les tensions régionales impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, qui ont provoqué une nouvelle escalade entre Israël et le Hezbollah, mouvement libanais allié de l’Iran.
Selon les autorités libanaises, plus de 4.300 personnes ont été tuées et 12.200 blessées au Liban depuis le 2 mars. Parmi les victimes figurent plus de 135 personnels de santé ainsi que de nombreux journalistes.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) affirme que les frappes aériennes israéliennes, les bombardements et l’utilisation d’armes explosives dans des zones densément peuplées ont causé d’importantes pertes civiles, des destructions massives et des déplacements à…
Auteur: Nations Unies FR

