Encore un effort, la gauche !

Comme si la révolution #MeToo n’avait pas complètement eu lieu. En quelques années, pourtant, les alertes se sont enchaînées. Denis Baupin (1), Taha Bouhafs (2), Éric Coquerel (3), Adrien Quatennens (4), Julien Bayou : les partis de gauche ont été ébranlés par de nombreuses affaires de violences sexistes et sexuelles (VSS). Mais l’électrochoc que beaucoup de féministes et militants attendaient n’est jamais vraiment arrivé. « Il y a eu des progrès, des petits pas. Il faut maintenant faire de la politique à grandes enjambées », lance Pascale Martin, la députée insoumise qui n’a eu de cesse de pointer la réaction insuffisante de son propre mouvement sur la question après l’affaire Quatennens.

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La justice s’est saisie de l’affaire en 2016. En 2017, le parquet classe l’enquête sans suite, considérant que, si certains des faits dénoncés étaient « susceptibles d’être qualifiés pénalement », ils sont « cependant prescrits ».

2

Le journaliste et militant n’a fait l’objet d’aucune plainte ni d’aucune poursuite judiciaire. La cellule de La France insoumise a également classé sans suitesa procédure d’enquête.

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Le député a été accusé d’agression sexuelle. L’enquête a été classée sans suite en 2023.

4

Le député a été condamné à quatre mois de prison avec sursis en 2022 pour des violences sur son ex-compagne.

Pourtant, les partis de gauche ont fait de la lutte contre les VSS, et plus généralement de l’égalité femmes-hommes, une réelle…

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Auteur: Lucas Sarafian