Endométriose : « Quand tu as une crise, tu ne peux plus vivre normalement »

À 13 ans, j’ai eu mes premières règles, douloureuses. J’avais très mal et j’ai fini à l’infirmerie avec un Doliprane et une bouillotte. Ça a empiré très vite. Ça me faisait tellement mal que je m’arrachais les cheveux et vomissais de douleur. Mes règles arrivaient le matin, elles me réveillaient dans mon sommeil. Le moindre mouvement était si douloureux que je ne pouvais même pas bouger pour prendre un Doliprane.

Comme personne n’en parlait et que tout le monde disait que c’était normal d’avoir mal, j’ai attendu trois à quatre ans avant de consulter. C’est ma sœur qui m’a dit un jour : « Tu as peut-être de l’endométriose. » J’ai consulté ma gynécologue, elle m’a dit que non, ce n’était pas ça. Elle m’a fait faire une échographie pelvienne. J’ai appris par la suite que les échographies pelviennes qui ne sont pas endovaginales et qui sont réalisées par des personnes ne connaissant pas l’endométriose ne servent à rien.


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On m’a diagnostiqué un syndrome des ovaires polykystiques. Sauf que les symptômes ne concordaient pas. Malgré la prise de deux médicaments, mes règles restaient extrêmement douloureuses. J’avais aussi des symptômes au quotidien, comme des problèmes de digestion et des douleurs dans le bas du dos et dans les jambes. Les médecins me recommandaient de prendre la pilule sans même poser un diagnostic.

J’ai été diagnostiquée, à 23 ans, dix ans après mes premières règles.

Un jour, je faisais une crise d’endométriose au travail et, alors que je parlais de mes symptômes, une collègue m’a conseillé d’aller voir un médecin spécialisé. J’ai répondu à un questionnaire et…

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