Plus de 60 % de nucléaire dans la production d’énergie d’ici 2030, plus de 50 % d’ici 2050, tel est le cap fixé par le Sénat dans sa proposition de loi sur la programmation de l’énergie. Un texte attendu par les parlementaires depuis plus de deux ans, l’élaboration d’une planification énergétique par le gouvernement ayant été rendue obligatoire en 2019 après l’adoption de la loi énergie-climat.
27 gigawatts supplémentaires pour le nucléaire, 29 gigawatts pour l’hydroélectricité
« On ne peut pas imaginer un pays comme la France sans stratégie énergétique. Nous devons redonner un cap », a justifié Daniel Gremillet, le sénateur Les Républicains auteur de la proposition. Le texte acte ainsi une relance importante du nucléaire, en visant une production de 27 gigawatts supplémentaires d’ici 2050. Mais il fixe aussi des objectifs en matière de développement des énergies renouvelables : 29 gigawatts d’hydroélectricité d’ici 2035, 297 térawatts de chaleur renouvelable, 50 térawatts de biogaz, ou encore 48 térawatts de biocarburants.
Des ambitions insuffisantes au regard de la gauche, qui a voté contre le texte. « On sacrifie en permanence les énergies renouvelables, en pensant que le nucléaire suffira à résoudre en dix ans toutes les difficultés », a dénoncé le sénateur écologiste Yannick Jadot. Du côté des communistes, favorables à la relance du nucléaire, on fustige également l’absence de pistes de…
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Auteur: Rose Amélie Becel

