Ce dimanche 31 mars, le ciné-brunch de l’Utopia programme le long-métrage Une île et une nuit. Les habitants du quartier des Lentillères à Dijon, ont consacré deux années de création intégralement collective, d’une fiction volontiers délirante, pour faire partager leur lutte contre la bétonisation – et leur passion d’habiter un lieu toujours réinventé
Une poignée de curieux·ses ont déjà eu l’occasion de découvrir le film Une île et une nuit à Montpellier. C’était voici une paire de mois, à La Base, ce local et bar associatif qu’animent les activistes du combat pour le climat et le changement social. L’auteur de ces lignes assistait à cette soirée. Il en est ressorti épaté. Il refile donc le tuyau, puisque ce dimanche 31 mars, rendez-vous est donné au Cinéma L’Utopia, près de la fac Paul-Valéry, pour une nouvelle séance unique, en formule ciné-brunch (rendez-vous à partir de 10h30).
Une anecdote pour commencer : lors de la projection à La Base, évoquée ci-dessus, l’auteur de ces lignes en était à sa troisième soirée militante enchaînée dans la même semaine, toutes organisées autour de la projection d’un film. Des deux précédentes, il était sorti le moral abîmé. A quoi sert le déroulé d’images convenues, le ressassement de discours assimilés d’avance, partagés par un public convaincu d’avance ? C’est d’autant plus déprimant, si la lutte justifiant le rendez-vous est par ailleurs parfaitement juste et nécessaire.
Alors, que se passe-t-il donc de tellement différent avec le film Une île et une nuit ?, qui change complètement. A l’énoncé du sujet, on pourrait croire, toujours et encore, à la même redite. Ce long-métrage a été réalisé par des habitants des Lentillères. A Dijon, voici treize ans que ce quartier est en lutte, et occupé, pour éviter d’être anéanti par un projet d’éco-quartier (comprendre : du béton, juste repeint en vert). Or…
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Auteur: Jules Panetier

