«Pour la première fois dans la guerre, une position ennemie a été entièrement capturée par des systèmes robotiques et des drones. Il n’y avait pas d’infanterie. Un robot, en remplaçant un soldat, est entré dans la zone la plus dangereuse pour prendre la position». Ce commentaire triomphal a été prononcé par le président ukrainien Volodymyr Zelensky. À l’occasion d’une «fête» des travailleurs de l’armement le 13 avril, il expliquait devant des engins militaires que «l’avenir est déjà sur la ligne de front – et l’Ukraine le construit». La guerre permanente est en effet un laboratoire idéal pour tester des innovations meurtrières. Puis les généraliser.
Des véhicules militaires sans pilote ont accompli, selon les autorités ukrainiennes, 22.000 missions en seulement 3 mois. Sur des images diffusées par l’armée, on voit un char d’assaut équipé d’une mitrailleuse attaquer une place tenue par les russes, arroser la position de tirs, et obtenir leur reddition. L’engin utilisé porte le nom de TerMIT.
En 2025, le Ministère de la défense ukrainien présentait ce véhicule robotique terrestre sans sa tourelle mitrailleuse, en version civile. La communication expliquait que le TerMIT permettrait d’évacuer des soldats blessés «des positions où l’extraction serait autrement impossible, piloté à distance par un opérateur». Il n’a fallu qu’un an pour militariser ce dispositif, et l’utiliser massivement.
Une guerre de machines pour tuer des humains
Le front ukrainien est devenu une immense zone d’expérimentation de la guerre du futur. C’est là que l’usage des drones FPV – pour First-person view – s’est généralisé. Ces petits engins volants équipés d’explosifs filment jusqu’à la dernière seconde la vie de leurs cibles. Ces vidéos sont ensuite montées et diffusées avec de la musique entraînante sur les réseaux sociaux, transformant des scènes de guerre et…
Auteur: B

