Publié à l’origine sur le site du No Trace Project. Téléchargeable en PDF (pour imprimer, pour lire en ligne). Également disponible en allemand, anglais, grec, italien, mandarin (simplifié), et russe.
Disons que quelques anarchistes planifient une action directe illégale et anonyme. Par exemple, iels veulent peindre un mur, ou abîmer une banque, ou brûler un bâtiment gouvernemental. Les objectifs de la police sont d’empêcher que de telles actions aient lieu et/ou d’identifier et arrêter les anarchistes et de rassembler assez de preuves pour qu’iels soient condamné·e·s. Que peut faire la police pour atteindre ces objectifs, selon sa motivation, ses ressources, le type d’action, et la manière dont les anarchistes s’organisent ? Quels seront les enjeux ? Et comment les anarchistes peuvent-iels identifier ces enjeux comme des faiblesses afin de les exploiter et d’agir sans se faire prendre ?
Ce texte chercher à contribuer à répondre à ces questions en abordant quelques points qui ont selon nous été insuffisamment explorés dans la littérature anarchiste ces dernières années.
Surveillance de base
« Le registre constitue notre mémoire. Transmettez-lui ce que vous avez collecté. Les notes conservées dans le tiroir du bureau ont peut-être enrichi vos propres connaissances, mais pas les connaissances du service. Prenez donc bien soin d’enregistrer les informations ! C’est alors seulement que vous améliorez la capacité du service à répondre aux questions qui reviennent sans cesse : Qui sont-ils et que sait-on sur eux ? »
— Extrait d’une directive de 1953 du Säkerhetspolisen (Police de sécurité), la principale agence de renseignements intérieurs en Suède.
Avant même que les anarchistes ne commencent à planifier l’action, iels sont peut-être déjà sous surveillance, surtout s’iels expriment leurs idées anarchistes en public ou s’iels sont suspecté·e·s d’avoir mené des actions par le…
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